Depuis le 20 novembre 2009, la Fédération française de football (FFF) n’accorde plus de licence aux mineurs étrangers. Les enfants souhaitant s’inscrire un club affilié à la FFF doivent produire la preuve qu’ils résident sur le territoire depuis au moins cinq ans.
Dans un article publié le 3 mars, l’Humanité, cite l’exemple de la ligue de Paris-Ile-de-France qui a demandé à un jeune une « justification d’activité professionnelle pour au moins l’un des parents (contrat de travail ou attestation d’employeur), un permis de travail d’au moins un des parents (carte de séjour…), un justificatif officiel de résidence d’au moins un des parents (quittance loyer, EDF…), un justificatif d’identité et de nationalité des parents du joueur (carte d’identité, passeport…) (…) et un justificatif du lien de filiation (extrait d’acte de naissance…). » D’après un article publié par le Monde dans son édition datée du 5 mars, plus de 800 enfants se seraient vus refuser leur première licence en Île-de-France
La FFF renvoie la responsabilité de cette restriction à la Fédération internationale de football (Fifa), « qui interdit tout transfert international de mineur sauf si ce dernier est résident depuis cinq ans dans le pays du club convoité », selon l’Humanité. En réalité, selon le Monde, suite à une affaire de transferts litigieux de jeunes joueurs, la Fifa demande que « tout premier enregistrement de mineur dans un pays dont il n’est pas ressortissant ne peut avoir lieu sans autorisation préalable de sa “commission du statut du joueur”. » La FFF irait donc bien au-delà des règles de la Fifa, dont certaines sont par ailleurs contestables au regard du droit européen (cf. notre article du 10 septembre 2009). La Ligue des Droits de l’Homme a annoncée son intention de saisir la justice.



Une fois de plus, une institution française se couvre de ridicule tout en commettant un acte grave de discrimination. Bien sûr le trafic de jeunes joueurs de foot mis en place par quelques agents véreux est un scandale, mais qui représente très peu de cas par an. Par contre, créer cette discrimination pour un jeu universel comme le football c’est mettre à bas toutes les valeurs d’égalité, d’intégration, de respect, que tous les éducateurs et les politiques, prônent depuis des dizaines d’années. C’est également priver de football ceux qui n’auront qu’une faible chance de résider 5 ans (enfants de diplomates, de techniciens, professeurs et cadres en déplacements professionnels longs,etc).
C’est aussi dans l’avenir le risque de priver les équipes de France de futurs grands joueurs. En effet, peut-être que lors de leurs premières demandes de licence,ils n’avaient peut-être pas 5 ans de présence sur le territoire national, les Platini, Zidane,Kopa,Hector Cazenave,Gusti Jordan,Roger Courtois,Mario Zatelli,Julien Da Rui, Laurent di Lorto, Ignace Kowalczyk,Joseph Ujlaki, Edouard Wawrzeniak,Jean Snella,Stanis, Joseph Jadrejak, Edmond Novicki, Kocsur Ferry, Roger Piantoni,Stephan Bruey, Rachid Mekhloufi et tant d’autres auraient pu par envies sportives, se tourner vers un autre sport et éventuellement réussir, ou par dépit et discrimination se tourner vers des activités répréhensibles, qui occupent bien des jeunes désoeuvrés et rejetés.
Cette dérive est bien sûr liée à la présence trop importante de l’argent dans le football, mais semble aussi ressembler à une assistance politique de la F.F.A. aux projets de nos Ministres Hortefeux et Besson où alors à une participation au combat contre le terrorisme. Mais qui sait si Oussama Ben Laden n’a pas été privé d’une licence de football dans jeunesse , Ce qui l’a fortement aigri ?
Bon dans tous les cas, encore une mesure attentatoire aux libertés et bien faite pour dresser l’un contre l’autre les ayants droit à la licence et leurs copains d’école , les bannis. J’ai cette curieuse impression de voir depuis quelques années, la France, se déliter et faire ainsi que maintenant « on vit à côté des autres », alors que l’on vivait ensemble avant. Qu’en sera-t-il pour nos enfants et petits-enfants, où l’on vivra peut-être l’un contre l’autre.