Deux cabinets, Capitalcom et Riskmetrics, viennent de publier une étude sur les « Pratiques et communications extrafinancières des sociétés du CAC 40. » Un volet est entièrement dédié à la diversité et à la non-discrimination (l’étude inclut l’égalité professionnelle hommes-femmes) : de gros progrès restent à accomplir.
Ainsi, si la grande majorité des entreprises déclare avoir mis en place une politique de diversité, un faible nombre d’entre elles décline ces engagements à la hauteur de cet affichage. Seules cinq sociétés (14 %) ont désigné une direction ou un responsable chargé de la diversité, la plupart préférant s’appuyer sur des réseaux ou des comités de pilotage.
Selon l’étude, « les entreprises communiquent surtout sur les mesures mises en place pour objectiver les processus de recrutement (CV anonymes, sensibilisation des recruteurs, partenariats pour diversifier les recrutements…) et très peu sur les modalités concrètes de prise en compte de la non-discrimination dans la gestion des carrières. » Seules deux entreprises étendent leur démarche de diversité à une échelle internationale.
Par ailleurs, la majorité des entreprises n’entend la diversité que sous l’angle de l’inclusion des personnes handicapées. Seulement 8 % d’entre elles déclarent avoir signé un accord sur la diversité des âges. Curieusement, les entreprises n’ont pas été interrogées sur d’autres types de discriminations (état de santé, religion, orientation sexuelle…).

