Le président de la République a présenté cet après-midi à l’École Polytechnique (Palaiseau) des mesures en faveur de la diversité. Ecartant toute politique reposant sur des critères ethniques ou religieux, il a privilégié une approche fondée sur des critères sociaux, particulièrement en matière d’accès à l’éducation.
Ainsi, Nicolas Sarkozy propose de réserver 30% des places des classes préparatoires aux grandes écoles pour les lycéens boursiers. Il propose également la création d’internats d’excellence qui leur seraient dédiés, ainsi que la mise en place d’un tutorat spécifique, assuré par des étudiants rémunérés à cette fin.
Sur les statistiques de la diversité, les chercheurs sont invités à travailler à la mise au point d’une méthodologie.
Concernant l’accès à l’emploi, le gouvernement proposera à 100 grandes entreprises la mise en place du CV anonyme. La Halde se verra dotée d’un pouvoir de contrôle inopiné dans l’entreprise. Les actions en matière de diversité figureront dans le bilan social des entreprises, conformément l’accord national sur la diversité de 2006. Le président de la République reprend à son compte la création du label diversité. Enfin, les marchés publics pourront être réservés à des entreprises ayant montré un engagement en faveur de la non-discrimination.
Pour ce qui est de l’emploi public, Nicolas Sarkozy a annoncé la création de classes préparatoires spécifiques pour les concours d’entrée à la fonction publique, sur la base de critères sociaux, et a demandé à ses ministres d’ouvrir le recrutement des administrations à la diversité.
Le président de la République propose également la mise en place d’une charte de la diversité spécifique aux partis politiques, dont le respect conditionnerait leur financement public.
Des conventions passées avec le CSA engageront les chaînes de télévision sur des objectifs de diversité.
Enfin, Yazid Sabeg est nommé commissaire à la diversité et à l’égalité des chances.



La méritocratie n’est pas Le remède contre la discrimination, les filières d’élites s’immunisent rapidement contre ces ordres impératifs d’ouverture… Il est plus facile de faire ceder des chefs d’établissement que d’appliquer la loi SRU